JAMAIT

JAMAIT
Le concert de ma vie, Vendredi 12 Mai Château Rouge : Annemasse.

Je ne sais comment vous parlez de ce moment, parenthèse d'ivresse, bouleversant, entrainant....orgasmique (auditivement paralant)

Je me permet de recopier un article, qui decrit parfaitement cet artiste : Yves JAMAIT.

A l'écoute du deuxième album d'Yves Jamait, révélé l'an passé avec De verre en vers, on pensait tout simplement cueillir ces 15 nouvelles chansons comme l'on cueille ce charmant sourire vermillon que la nature en fête adresse aux hommes ? Un gentil coquelicot ? Loin de là.
Ici, le coquelicot n'est pas que gentil, c'est le rouge étendard des étés inondés de soleil; c'est la tâche de sang clair des moissons d'or. C'est le symbole de la vie, de la joie, de la plénitude, du bonheur, à l'image de son interprète, mais c'est aussi sa face sombre : une fleur rebelle qui peuple non seulement les blés mûrs, mais aussi tous les terrains vagues, toutes les cultures.
Indomptable comme lorsque le coquelicot pousse en gros massifs frémissants sur les flancs des collines. Et plus encore : c'est aussi le cousin en habit éclatant du pavot oriental aux "vertus dormitives" qui calme, adoucit, mais ne tue jamais.
« J'aime cette fleur, explique Yves Jamait, car c'est une fleur rebelle qu'on ne peut pas mettre en pot ni en bouquet ». Comme à son image : celle d'un artiste qu'on ne peut pas museler ni mettre en cage.Et de reprendre : « J'aime le rouge du coquelicot, cette couleur étendard. Et puis, le coquelicot, c'est aussi le pavot et cela ressemble à un sexe de femme. Bref, toutes ces métaphores me plaisent et résument bien l'album ».
Un album de composition réaliste qui, une nouvelle fois, procure des émotions brutes, indicibles, avec des textes burinés par la vie et l'envie de piquer juste et au c½ur.
On y découvre plus que jamais les fêlures d'un artiste attachant, cabossé par la vie, à la voix de râpe, comme rétamée parl'enclume des zincs trop longtemps fréquentés et qui trahit parfois mal une voix éreintée par la cigarette. Du vécu.
Jamait chante la vie, son quotidien et ses galères avec une interprétation déchirante atypique. Des rengaines réalistes et populaires, écloses sur les pavés des cités sombres, qui racontent l'amour perdu, les adieux merdeux, la fraternité, la vie des zincs, des cirques, la complainte d'un clown, les déboires d'une vie de dézingué avec cette pudeur qui sied aux poulbots de culture ouvrière.

Les chansons
Tout l'univers de Jamait y figure : des amours détroussées comme dans L'Adieu merdeux , Qu'est-ce que tu fous ?, sorte d'appel vibrant au retour de l'être aimé, ou encore des amours tangentes qui ne tiennent qu'à un fil ( L'Equilibre). Jamait nous livre également sa « poétique des bistrots », avec la reprise de la chanson d'Aznavour (une de ses idoles), La Salle et la Terrasse ou Jean-Louis ou le monologue du client .
Mais Jamait chante également la vie, éclairant d'un jour cru son expérience de « cette chienne de vie », qui ne l'a pas toujours ménagé, à l'instar de la chanson C'est la vie, une des plus courtes mais assurément la plus percutante : « C'n'est pas moi qui suis aigri, c'est la vie qu'est mortelle, qui te sort du nid et te rogneles ailes ». Tout est dit.
Une émotion qui atteint son paroxysme lorsqu'il interprète Vierzon, chanson dédiée à son père, en écho à Barbara, Béranger et Brel. Jamait ponctue l'album avec Dijon, sa ville de naissance, ville avec qui il nourrit une relation d'amour - agacement Son Toulouse à lui.


C'est le poète qui me touche le plus (oui, oui avant Baudelaire et Rimabaud !)

Et je bois....

La petite clope qui tue le spleen
Vient de me réveiller un air
Quelques accords que j'assassine
Sur lesquels je pose mes vers
Sans les casser je les entasse
Dans des octosyllabes morts
En attendant que je trépasse
D'en avoir apprécié le corps

Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse
Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse

Je divague je me ratatine
Je vois mon avenir en vin
Toutes mes émotions s'avinent
Mes vers en deviennent divins
Sur mes mots je pose mon prose
Et propose un deal à la Lune
Que Pierrot nous lâche les choses
Et qu'il veuille nous laisser sa plume

Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse
Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse

La première fois que je t'ai vu
J'devais avoir la gueule dans l'cul
Pour m'être laissé ainsi tenter
Fallait-il que j'sois bourré
Fallait-il que tu me plaises
Je ne veux pas y penser
Fallait-il que tu me baises
Si bien que je suis resté

Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse
Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse

Le coeur et le corps avachis
Me voilà donc sans toi chez nous
Dans des relents de Givenchy
J'écris des trucs sur le dégoût
Et ce soir si ma muse est brune
Je voudrais la boire sur lie
Ne garder d'elle que l'écume
Le souvenir d'un oubli
Et ce soir si ma muse est brune
Je voudrais la boire sur lie
Ne garder d'elle que l'écume
Le souvenir d'un oubli
Et ce soir si ma muse est brune
Je voudrais la boire sur lie
Ne garder d'elle que l'écume
Le souvenir d'un oubli
Et ce soir si ma muse est brune
Je voudrais la boire sur lie
Ne garder d'elle que l'écume
Le souvenir d'un oubli

Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse
Et je bois, et je bois, et j'imbibe ma carcasse
De tout ce qui coule qui est fort alcoolisé et qui fracasse
Et je bois, et je bois, et je bois, et je bois, et je bois.................

Celle-ci est plutôt entrainante, enfin bref j'espère vous avoir convaincu d'acheter ses albums :
De verres en vers
Coqueliquot


Amicalement,
Cocoliquot
# Posté le mercredi 17 mai 2006 07:46
Modifié le mercredi 17 mai 2006 18:08

Gratte...

Gratte...
Gratte car ça te demange,
Même si tu n'as plus d'ongles,
Gratte, encore, dévergonde
la Fange.

Maintenant que tout est trop clair,
Maintenant que l'ether,
T'enivre,

A la dérive de ton essor,
Abasourdie par ton trésor.

Le Vernis contre la pluie,
Contre l'égo; le Denis.


Foutez-vous de ma gueule, mais ça c'est un bijou, une liberation, un cri je m'en fout que vous ne comprennez rien c'est peut-être pas super esthétique mais c'est "brut" c'est le résultat d'un intense travail avec mon psy sur mon égo...
# Posté le mercredi 10 mai 2006 12:59
Modifié le mercredi 10 mai 2006 13:34

Sol en Sang

Sol en Sang
Sang,
Volent en éclats
Les Hurlements,
D'un autres temps,
Sol,
Dames et soldats,
Violent sans états,
Les prédicants,
D'avant, D'antan...
# Posté le mercredi 03 mai 2006 10:47

Lacunaire

Lacunaire
Opressée par,
Le vide d'une vie,
Où chaques particules,
Dehambules avec ennuie,
Absorbées par,
La luth sans bruit,
Qu'est mon coeur,
Ecouré de pacotilles.
Force la nuit,
Dechire la scène,
Ou se joue par erreur,
Le Ruth des sybilles,
Obscènes de Clairvoyance,
Ivresse d'une danse...

Ce texte est un peu spéciale ce sont des vers assez libres c'est assez alambiquées j'en convins mais je voulais m'y essayer un peu...
# Posté le vendredi 28 avril 2006 04:42
Modifié le vendredi 28 avril 2006 08:14

Qui sème la misère, Recolte la Colère...

Desolée, ces temps derniers n'ont pas étés de tout repos, mais maintenant c'est plus calme alors je repointe le bout de mon nez par ici...^^
J'suis assez fatiguée, j'ai loupé pas mal de cours, je me suis fait coursé par les flics, j'ai organisé, conjoitement avec mes camarades quelques blocus dans mon lycée............

Promis maintenant, je me remets à mon blog et je remercie ceux qui ont continuer à poster des comms d'ailleurs qui êtes vous : Pan, gwen et florian33 ?
Des simples flaneurs égarés sur ce blog ou des connaisssances ?
Qui sème la misère, Recolte la Colère...
# Posté le jeudi 13 avril 2006 12:56